Pascale Petit

vrksa051.jpgPascale Petit est professeur de yoga, diplômée de la méthode IYENGAR® depuis 1991. Cette pratique posturale transmise aujourd’hui dans le monde entier apporte force, volonté et confiance. La relaxation et la respiration profonde permettent d’explorer les dimensions intérieures et plus subtiles de l’être.

vrksa050.jpgElle enseigne au sein de « L’Espace de Yoga de Rouen » (EYR), centre créé en 1994 sous l’appellation « Ecole de Yoga » à l’époque. Son objectif est de continuer d’enseigner cette science millénaire telle qu’elle évolue à Pune, en Inde, à l’institut Iyengar® avec les deux enfants du maître. La pratique est créative et la technique reste avant tout un outil précieux pour intégrer son individualité propre. Ouverte également aux techniques de psychothérapies et d’analyse (Diplôme universitaire d’art-thérapie à l’université de médecine Paul Sabatier de Toulouse en 2004, Diplôme Universitaire « Autisme et troubles envahissants du développement » Mont St Aignan 2010/2011), Pascale transmet également le yoga en tant qu’art thérapeutique; si besoin, elle peut donc adapter les pratiques posturales au sein des cours collectifs « débutants » et « tous niveaux »(+ de un an de pratique).

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Elle reprend également la séance collective hebdomadaire le jeudi matin où il est possible d’accompagner en conscience et de traverser certaines difficultés de vie nécessitant un respect des besoins personnels, à l’aide d’une pratique plus individualisée réalisée au sein du groupe.

Mon parcours personnel dans le Yoga

vrksa026.jpgMa présentation ci-dessus, en tant qu’enseignante, expose comment j’interviens en tant qu’individu au sein de sa société, mais n’explique pas comment je suis arrivée au Yoga ni de quelle façon je me positionne en tant que pratiquante.

De formation universitaire scientifique (DEUG de Sciences des Structures et de la Matière – Rouen 1980, Licence de Chimie – Strasbourg 1981 et Maîtrise de Chimie – Strasbourg 1982), j’ai enseigné les Mathématiques pendant 10 années avant de démissionner de l’éducation Nationale car je venais de trouver plus de réponses à ma quête de Sens avec ma découverte du Yoga.

Une double scoliose de 72° de déviation fut, en fait, à l’origine de mon parcours ; elle fut traitée médicalement dans un premier temps, par des corsets en plâtre ou en polymères entre 16 et 20 ans, puis par la kinésithérapie ensuite. A 27 ans et grâce à la proposition thérapeutique de mon premier enseignant de Yoga Iyengar, j’ai pu éviter l’opération et commencé une pratique quotidienne qui m’a permis de m’autonomiser complètement. A 35 ans, j’ai même envisagé le projet d’une maternité, que les médecins m’avaient toujours fortement déconseillée. Dès le début de ma pratique, le yoga m’a donc rouvert des portes sur le plan physique, pour me mener progressivement aux portes de l’enseignement traditionnel en Inde. Dans la tradition du yoga, l’Être humain n’est jamais coupé de son corps et le problème de santé apparent révèle juste un problème d’âme et d’incarnation (ce que les Indiens appellent le karma) ; cette vision donne un sens à nos maladies et à nos problèmes de parcours et peut même être le point de départ du démarrage d’une quête intérieure comme cela l’a été pour moi.

Parcourant l’Inde depuis 28 années maintenant, je continue ce voyage au cœur du corps et du cerveau, parfois même à la frontière entre les deux, là où nos deux mondes, physiques et mentaux, peuvent se rejoindre. L’Inde continue à m’inspirer dans cette recherche de non-dualité et je partage cette transmission qui m’a été donnée par Mr Iyengar et ses deux enfants Geeta et Prashant.

La transmission au sein des cours s’adresse à tous les publics, quels que soient le corps, ses atouts ou ses limitations. Le propos du yoga tel que je l’envisage et le retransmets est donc bien loin d’en rester uniquement à soi-même, même si le corps est un moyen précieux pour cheminer. Il s’agit aussi, et surtout, de décoder son propre monde de relations à soi-même, aux autres et à l’univers. Le problème devient alors l’outil pour l’évolution.

En se découvrant soi tel que l’on ne se connaissait pas avant, chacun est amené à découvrir son propre monde physique, intime et subtil, par l’exploration de la fonction « sensation », dans une réalité tangible mais souvent insoupçonnée, et dans tous les cas, nouvelle chaque jour.

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